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23
août 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 1:19 | Pas de réponses »

 

Brèves de comptoir 

 

Avant de prendre le sésame
Aller, sans espoir de retour
Je ferai d’abord un séjour
Dans mon bistrot  docteur des âmes.

Son bar est le tendre repaire
Des poètes de la flageole,
Le phalanstère des paroles,
Mastroquet universitaire.

En attendant que la faucille 
Vienne me faire sa  risette,
Patron, remet la mominette,
Je sens ma glotte qui vacille

Nul besoin pour faire un devoir
D’Internet ou de dictionnaire
Il faut juste, savoir se taire
Et tendre l’oreille au comptoir.

Les vérités les plus sincères,
Sans retenues, sont énoncées
Qu’elles soient dites et prononcées
Par le clodo ou le notaire

Egalité  et liberté
Sont en l’endroit, les seuls critères
Le rang  social, on le tolère
D’autant qu’il  n’est pas invité

C’est  dans ces cafés de quartier
Qu’en déposant sur le comptoir
Mes peines, mes pleurs et mes espoirs
La psychiatrie, j’ai  évité

 

Paroles de S.Bessay

Musique de G.Bessay

 

21
août 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 6:39 | Pas de réponses »

 

 

 

 

J’aurais aimé vous dire pourquoi

Un jour brusquement il m’a pris

De vous quitter pour un endroit

Où très loin de vous je m’ennuie

 

Je n’avais aucune raison

De trahir un si bel amour

Mais comme poussé par un démon

J’ai terrassé mes plus beaux jours

 

L’amour figé n’est qu’une statue

Pour décorer les cimetières

Des sentiments qu’on prostitue

Pour que demain soit comme hier.

 

Quand le bonheur s’approche trop près

Soudain la peur me paralyse

Que pourrait-il être espéré

Quand l’euphorie vous terrorise

 

J’ai besoin de l’incertitude

Du doute qui brûle les passions

J’ai besoin de mes inquiétudes

D’espoir et de désillusion

 

L’amour figé n’est qu’une statue

Pour décorer les cimetières

Des sentiments qu’on prostitue

Pour que demain soit comme hier.

20
août 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 12:10 | Pas de réponses »

 

 

Des mains qui se séparent

 

Des fleurs, quelques soupirs, des mains qui se séparent

Un amour qui se jette comme un bouquet fané

Des larmes, quelques regrets, des remords qu’on déclare

Une page qui se tourne dans un livre trop usé

 

Et comme au premier jour, la gêne pour se quitter

Chacun attend que l’autre dise le premier mot

Celui que l’on prononce afin de consacrer

L’adieu presque rituel qu’on dit  dans un sanglot

 

Des amours fatigués

Par l’usure du temps

Des amours passionnés

Ne peuvent durer longtemps

 

Et presque soulagés, les deux amants se quittent

Sur un dernier regard, un geste de la main

Promettant de se rendre une éventuelle visite

Pourtant bien persuadés  combien c’est incertain

 

Les amours se flétrissent quand on ne dit plus rien

Qu’en l’absence de désir nourrit l’indifférence

Des amours  affaiblis par les jours  écoulés

Et qui se fanent  sans bruit  et meurent en silence.

 

Des amours fatigués

Par l’usure du temps

Des amours passionnés

Ne peuvent durer longtemps

20
août 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 11:45 | Pas de réponses »

Prémices

 

Je la connais depuis deux heures

Et déjà j’en suis amoureux

Elle n’a rien de très séducteur

Mais quelque chose de mystérieux

 

Son visage est très ordinaire

Et son allure est très discrète

Pourtant elle n’a rien de vulgaire

Mais elle a  des beautés secrètes

 

Je sais qu’il me faudra du temps

Pour que cette fleur s’épanouisse

Mais l’amour n’est beau qu’au  printemps

Quand tout n’est encore qu’aux prémices

 

Elle parle pour mieux se masquer

De choses que je n’écoute plus

Manière de dissimuler

Pour cacher que l’on est ému

 

Dans ses yeux je vois des envies

Qu’elle-même ne peut pas connaître

Des pulsions bien ensevelies

Que l’oubli a fait disparaître

 

Je sais qu’il me faudra du temps

Pour que cette fleur s’épanouisse

Mais l’amour n’est beau qu’ printemps

Quand tout n’est encore qu’aux prémices

 

Je la connais depuis deux heures

Et déjà j’en suis amoureux

Elle n’a rien de très séducteur

Mais quelque chose de mystérieux

 

Mais mon regard vient d’allumer

Un feu qu’elle croyait éteint

Et quelques larmes viennent voiler

C’est intime bien vite attient

 

Je sais qu’il me faudra du temps

Pour que cette fleur s’épanouisse

Mais l’amour n’est beau qu’au printemps

Quand tout n’est encore qu’aux prémices

19
août 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 6:24 | Pas de réponses »

 

 

Passion de saison

 

 

Le ciel a ce matin

Un bleu couleur grisaille

Des fleurs couleur chagrin

Teinte de   funérailles

 

Des arbres déplumés

L’arbre des sentiments

Des feuilles arrachées

L’amour qui fuit le vent

 

 

 

Aux jours brûlants  d’été

Fol amour qui se grise

Parfum d’éternité

Qui se   volatilise.

 

 

Passion d’une seule saison

Naissant aux  plus beaux jours

Puissants tels des bourgeons

Pensant durer toujours

 

Jours d’automne très doux

Dernières illusions

Et déjà l’avant goût

De la proche   déception

 

11
août 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 10:18 | Pas de réponses »

Un soir d’été

 

Soir d’été tout s’apaise le feuillage est figé

La terre est encore chaude du soleil disparu

L’horizon se maquille de nouveaux tons rosés

Les couleurs sont plus pâles, la lumière moins crue

 

L’hirondelle rieuse tutoie les tournesols

Elle siffle joyeusement le bonheur de planer

En traçant dans l’espace des arabesques folles

Ondulantes voltiges pour le plaisir de jouer

 

Soit d’été, tout s’apaise, le feuillage est figé

Les grands saules immobiles espèrent une risée

 

Toute redevient serein, tout redevient paisible

Une molesse moite pénètre aussi les corps

La langueur de la nuit s’installe sur la ville

Le tumulte s’éteint, le désordre s’endort

 

Les gestes sont plus lents et le verbe moins fort

La douceur du soir tiède ralentit les ardeurs

On espère l’agonie de ce jour bientôt mort

On espère la nuit et son vent de fraicheur

2
août 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 1:14 | Pas de réponses »

 

Etranges oraisons

Ce sont d’étranges oraisons

Qui naissent des amours perdues

Ce sont d’étranges oraisons

Qui montent de serments déchus

 

Musique d’âme imperceptible

Plainte étranglée qui se souvient

Notes amères inaccessibles

Qu’un souvenir brisé retient

 

L’adagio sublime des regrets

Qui court sur l’archet de remords

Mélodie qui suinte en secret

Des puits sans fond des passés morts

 

Une symphonie d’intimité

Qui revient un jour de l’oubli

Comme un écho d’espoir fauché

Blé vert coupé avant l’été

 

Pourtant cette plainte inaudible

Résonne en moi comme un tambour

Son de douleurs intraduisibles

Cris étouffés bruyants mais sourds

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17
juil 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 5:38 | Pas de réponses »

Alternances

 

J’ai dans le cœur des alternances

D’enthousiasme, de tristes langueurs

J’ai des bouffées d’exubérance

Aussi de soudaines torpeurs

 

Des sentiments contradictoires

Où la glace tutoie le feu

Des impressions très provisoires

Qui me rendent très ombrageux

 

J’ai dans le cœur des alternances

Des folles envies d’exister

Des renoncements jusqu’à l’outrance

Et des  pulsions qui font crier

 

Le blanc converse avec le noir

L’espoir répond au renoncement

L’important devient  accessoire

Le dérisoire est délirant

 

C’est le noir qui fuit la lumière

La certitude qui voit le doute

Contradictions particulières

De deux mondes qui se redoutent

3
jan 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 7:55 | Pas de réponses »

 

 

Le chemin des clés

 

Les chevaux fous d’un carrosse emballé

Quittent la route et montent vers le ciel

Ils y conduisent un roi qu’on a sacré

Pour rapporter les clés de l’éternel

 

Mais l’équipage rencontre de faux mages

Des serruriers qui vendent l’illusion

Des passe-partout qui ouvrent des mirages

Des clés truquées pour de fausses visions

 

Sur le chemin déclament des prophètes

Des visionnaires qui annoncent l’enfer

Les fous de Dieu dont les prières inquiètent

Qui terrorisent au nom de Jupiter

 

De pauvres hères tendent leurs mains tremblantes

Pour quémander pitié pour leur passé

L’inquisiteur à la voix terrifiante

Ne leur promet que l’errance étoilée

 

Mais l’éternel ne comprend nulle porte

Ni de serrure, encore moins de secret

Et l’on y trouve que ce qu’on y emporte

Folles espérances ou inutiles regrets

 

31
déc 2014
Posté dans Non classé par gbessay à 6:00 | Pas de réponses »

 

Les Amants

 

Quand les regards des amants lisent

La peur de bientôt se quitter

Les mains s’entrecroisent et se disent

Des mots trop durs à prononcer

 

Ce n’est plus le temps des serments

Des élans des verbes au futur

Chacun sait bien que l’autre ment

Qu’il n y a pas d’amour qui dure

 

Les amants aux mains enlacées

Ne parlent plus, ils savent bien

Que l’amour est une rosée

Qui s’envole avec le matin

 

Ils étaient pourtant bien sincères

Quand ils parlaient d’éternité

Promesse au goût pourtant amer

Car tout n’a duré  qu’un été

 

Faut-il croire ce que l’on dit

La parole est-elle un poison

Même les mots que l’on écrit

Deviendront un jour trahison

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