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7
mar 2016
Posté dans Non classé par gbessay à 5:32 | Pas de réponses »

 

 

 

 

 

 

L’envol des chevaux

 

Les jambes emmêlées des chevaux qui  s’envolent

Tracent des courbes bleues dans le ciel enflammé

Les ailes se déploient  dans un dernier envol

Pour traverser les  flammes de l’azur embrasé

 

Leurs voiles emplumées se gonflent sous le vent

Du désir qui les pousse vers les cimes taboues

Et leur propre plumage devient incandescent

Quand il te tutoie l’enfer des sommets qui rendent fous

 

Brusquement un grand cri, une plainte déchirante

Pendant quelques secondes ou des millions d’années

Rien n’existe, tout est mort, plus de temps qui les hante

 Un monde en suspension, sans présent, ni passé

 

 

Mais soudain terrassés, leurs voiles se détachent

Brûlées dans le grand feu des pulsions qui  dévorent

Les chevaux délirants se fouettent et se cravachent

Et se roulent en hurlant dans les vagues sang et or

 

Mais les corps calcinés des chevaux exténués

S’affalent sur le sol, corps de plomb en survie

Encore deux ou trois spasmes, le souvenir ailé

De cet envol funeste où tout se sacrifie.

7
fév 2016
Posté dans Non classé par gbessay à 12:55 | Pas de réponses »

 

 

Etranges oraisons

Ce sont d’étranges oraisons

Qui naissent des amours perdues

Ce sont d’étranges oraisons

Qui montent de serments déchus

 

Musique d’âme imperceptible

Plainte étranglée qui se souvient

Notes amères inaccessibles

Qu’un souvenir brisé retient

 

L’adagio sublime des regrets

Qui court sur l’archet de remords

Mélodie qui suinte en secret

Des puits sans fond des passés morts

 

Une symphonie d’intimité

Qui revient un jour de l’oubli

Comme un écho d’espoir fauché

Blé vert coupé avant l’été

 

Pourtant cette plainte inaudible

Résonne en moi comme un tambour

Son de douleurs intraduisibles

Cris étouffés bruyants mais sourds

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6
fév 2016
Posté dans Non classé par gbessay à 1:37 | Pas de réponses »

 

Jardin d’hier

Le grand jardin n’a plus le charme d’autrefois

Les allées sont plus tristes et les teintes moins vives

Je ne retrouve pas les senteurs des sous-bois

Les fleurs de fin d’été sont un peu maladives

 

Cependant j’ai aimé cet endroit merveilleux

Sous la lumière chantaient  les massifs colorés

Le bonheur des oiseaux était très contagieux

Les amoureux marchaient les mains entrelacées

 

Les oiseaux se sont tus, les passants sont partis

Ne reste qu’un banc vide où nous étions assis

 

 

Pourtant dans ce décor vraiment rien n’a changé

Si ce n’est cette absence qui ternit les couleurs

Hier j’étais heureux, hier j’étais aimé

Aujourd’hui, je suis seul, tragique promeneur

 

Je me souviens encore des tendres promenades

Mon bras sur tes épaules et ta main dans ma main

J’accrochais à ton cou comme à la dérobade

Des perles de baisers, roses  sur leur écrin refrain

 

Les oiseaux se sont tus, les passants sont partis

Ne reste qu’un banc vide où nous étions assis

2
sept 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 5:23 | Pas de réponses »

 

audio:http://chansontroisiemeage.h.c.f.unblog.fr/files/2013/01/18-lesprit-qui-sechappe.mp3|loop=yes]

l’esprit qui s’échappe

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Sur les routes ignorées de l’esprit qui s’échappe

Cheminent des attelages tirés par des vautours

Des moines encordés qui voyagent en grappes

Et des filles de joie qui retrouvent l’ amour

 

Les bords de cette route sont couverts de lauriers

Pour célébrer les princes et tous les rois déchus

Et les trompettes sonnent quand passe un destrier

Qui revient des combats de la guerre perdue

 

Ici, tout est désordre, ici tout est tumulte

Les valeurs routinières ont toutes été brulées

Dans un grand feu verdâtre qui célèbre le culte

De la vierge maudite qui m’a ensorcelé

 

Tout au bord du chemin, les arbres me saluent

Ils me disent des mots que le vent sait traduire

Un saule plus timide me souhaite la bienvenue

En inclinant la tête il défait ses cheveux

 

Les nuages en bosquets sont recouverts de gouttes

Fleurs blanchies en boutons qui fleurissent l’hiver

Fragiles marguerites brutalement dissoutes

Quand le soleil transperce le grand lac outremer

 

Sur ma route secrète qui conduit aux étoiles

Je tutoie les grands aigles par-dessus les montagnes

Le char de ma démence a sorti la grand voile

Je quitte enfin le port qui me servait de bagne

2
sept 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 5:11 | Pas de réponses »

 

 

Parfum de nos 20 ans

 

 

À chaque année, chaque saison

Apparaissent des fleurs nouvelles

Dont la beauté sort des bourgeons

Pareilles  à des demoiselles

 

Des jeunes filles, de jeunes fleurs

A l’éclat presque indécent

Filles de printemps, pleine d’impudeur

Au charme trop insolent

 

L’effluve de nos 20 ans

Renait  à chaque printemps

 

 

Des beautés qu’on croit reconnaître

Parfum déjà respiré

Des langueurs qu’on dirait renaître

Impression presqu’ oubliée

 

Mais chaque fois tout recommence

On croit revivre le passé

Il faut parfois se faire violence

Refuser d’être piégé

 

L’effluve de nos 20 ans

Renait  à chaque printemps

 

25
août 2015
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Que reste-t–il de nos vingt ans

Que reste-t- il de nos vingt ans

Quelques images, quelques prénoms

Mais des sentiments bien vivants

Qui refusent hibernation

 

Les yeux ne vieillissent jamais

Quand les corps acceptent l’outrage

Le regard reste toujours frais

Quand l’homme s’enfonce dans son âge

 

La jeunesse, c’était hier

L’envie d’aimer et de vieillir

Maturité bien éphémère

Les heures ne peuvent se retenir

 

Un matin, on a soixante ans

L’impression que l’horloge avance

On voudrait encore être enfant

Jouer au cerceau, à la balance

 

Mais la pendule est intraitable

Il faut accepter d’être vieux

Et faire semblant d’être raisonnable

Renoncer, devenir vertueux

 

L’esprit, le corps en harmonie

On oublie qu’on fut un gamin

Mais souvent le regard trahit

Les pulsions du vieux libertin

 

Que reste-t-il de nos vingt ans

Sinon l’envie d’y retourner

Il fallait y penser avant

Le temps ne peut se remonter

24
août 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 7:40 | Pas de réponses »

 

 

Musique intime

Une corde qui tremble sous  l’archet qui  l’ effleure

Une larme qui coule d’un regard qui se donne

L’âme qui se déploie pour son premier bonheur

Une plainte secrète et pourtant qui résonne

 

Et l’impression d’entendre pour la première fois

L’écho d’une sonate,  le champ feutré du vent

Dans les feuilles qui frémissent et chuchotent à mi-voix

Des mots intraduisibles, langage de sentiment

 

Un violon qui gémit, une main qui se tend

Un regard qui dit plus que les mots inutiles

La corde qui soupire quand l’archet la reprend

Symphonie délicate d’une ivresse fragile.

 

Les musiques de l’âme ne peuvent se décrire

Elles se cachent partout où l’on peut s’émouvoir

Dans le cœur d’une rose qui soudain se déchire

Ou dans les yeux humides de l’homme au désespoir

 

Une fleur en bouton, un parfum de promesses

Un ruisseau qui murmure, un enfant qui sourit

Des notes qui s’envolent d’un piano qu’on caresse

L’espérance qui renaît dans une nouvelle vie

 

Un violon qui gémit, une main qui se tend

Un regard qui dit plus que les mots inutiles

La corde qui soupire quand l’archet la reprend

Symphonie délicate d’une ivresse fragile.

23
août 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 1:19 | Pas de réponses »

 

Brèves de comptoir 

 

Avant de prendre le sésame
Aller, sans espoir de retour
Je ferai d’abord un séjour
Dans mon bistrot  docteur des âmes.

Son bar est le tendre repaire
Des poètes de la flageole,
Le phalanstère des paroles,
Mastroquet universitaire.

En attendant que la faucille 
Vienne me faire sa  risette,
Patron, remet la mominette,
Je sens ma glotte qui vacille

Nul besoin pour faire un devoir
D’Internet ou de dictionnaire
Il faut juste, savoir se taire
Et tendre l’oreille au comptoir.

Les vérités les plus sincères,
Sans retenues, sont énoncées
Qu’elles soient dites et prononcées
Par le clodo ou le notaire

Egalité  et liberté
Sont en l’endroit, les seuls critères
Le rang  social, on le tolère
D’autant qu’il  n’est pas invité

C’est  dans ces cafés de quartier
Qu’en déposant sur le comptoir
Mes peines, mes pleurs et mes espoirs
La psychiatrie, j’ai  évité

 

Paroles de S.Bessay

Musique de G.Bessay

 

21
août 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 6:39 | Pas de réponses »

 

 

 

 

J’aurais aimé vous dire pourquoi

Un jour brusquement il m’a pris

De vous quitter pour un endroit

Où très loin de vous je m’ennuie

 

Je n’avais aucune raison

De trahir un si bel amour

Mais comme poussé par un démon

J’ai terrassé mes plus beaux jours

 

L’amour figé n’est qu’une statue

Pour décorer les cimetières

Des sentiments qu’on prostitue

Pour que demain soit comme hier.

 

Quand le bonheur s’approche trop près

Soudain la peur me paralyse

Que pourrait-il être espéré

Quand l’euphorie vous terrorise

 

J’ai besoin de l’incertitude

Du doute qui brûle les passions

J’ai besoin de mes inquiétudes

D’espoir et de désillusion

 

L’amour figé n’est qu’une statue

Pour décorer les cimetières

Des sentiments qu’on prostitue

Pour que demain soit comme hier.

20
août 2015
Posté dans Non classé par gbessay à 12:10 | Pas de réponses »

 

 

Des mains qui se séparent

 

Des fleurs, quelques soupirs, des mains qui se séparent

Un amour qui se jette comme un bouquet fané

Des larmes, quelques regrets, des remords qu’on déclare

Une page qui se tourne dans un livre trop usé

 

Et comme au premier jour, la gêne pour se quitter

Chacun attend que l’autre dise le premier mot

Celui que l’on prononce afin de consacrer

L’adieu presque rituel qu’on dit  dans un sanglot

 

Des amours fatigués

Par l’usure du temps

Des amours passionnés

Ne peuvent durer longtemps

 

Et presque soulagés, les deux amants se quittent

Sur un dernier regard, un geste de la main

Promettant de se rendre une éventuelle visite

Pourtant bien persuadés  combien c’est incertain

 

Les amours se flétrissent quand on ne dit plus rien

Qu’en l’absence de désir nourrit l’indifférence

Des amours  affaiblis par les jours  écoulés

Et qui se fanent  sans bruit  et meurent en silence.

 

Des amours fatigués

Par l’usure du temps

Des amours passionnés

Ne peuvent durer longtemps

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